changements! Comtech célèbre son 30e anniversaire—Que de changements!

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JoAnn Hackos, Comtech Services, Inc.
Thank you to Marie-Louise Flacke for translating this article.

Février 2010: Comtech Services, fêtera ses 30 ans. A vrai dire, nous avions lancé nos activités deux ans plus tôt; 1980, toutefois, est l’année de la constitution officielle en tant qu’entreprise.

Récemment, j’ai beaucoup réfléchi aux changements dont nous avons été témoins, durant plus de 30 ans, en matière de techniques de communication. Les modifications technologiques ont probablement été les  plus édifiants.

Les années 1980

  • C’est en 1978 que nous avons acheté, pour la maison,  un Apple 2, sans traitement de texte, et ainsi jusqu’à l’arrivée d’Easy Writer en 1980. Easy Writer m’a permis de créer un fichier de 5 Kb, ce qui signifiait qu’un document se composait de plusieurs fichiers de 5 Kb.
  • Le premier programme que Bill Hackos écrivit pour moi servait à automatiser le tri d’index. C’est ainsi que la table de salle à manger s’est vue libérée des piles de cartes d’indexation.
  • Après avoir déposé nos statuts et ouvert notre premier bureau à Lakewood, dans le Colorado, nous avons beaucoup pratiqué la rédaction avec stylo et papier. Le premier traitement de texte était un ordinateur DEC dédié, géré par notre outil de traitement de texte. Il passait de l’écriture manuscrite au traitement de texte. Les résultats étaient imprimés sur une imprimante ligne, de telle sorte que le texte ressemblait à peu près à celui d’une machine à écrire.
  • Au fur et à mesure que nous agrandissions nos équipes, nous achetions des ordinateurs Apple, mais le résultat ressemblait toujours à celui de la machine à écrire. Ce n’est qu’avec l’arrivée de l’Apple Macintosh sur le marché que nous disposions d’un choix de polices à mettre en place.
  • Pour enjoliver la production de la machine à écrire, nous ajoutions, pour les titres, des lettres décalcomanies. Assez fastidieux, comme vous pouvez l’imaginer, jusqu’à ce que nous ayons acquis un petit outil en plastique, qui nous permettait de créer des étiquettes avec des mots entiers et des expressions complètes. Incroyable!
  • Lorsqu’un collègue fit l’acquisition d’une imprimante laser d’Apple, nous nous sommes mis à lui envoyer les fichiers pour impression, jusqu’à ce que nous puissions nous permettre d’en acheter une nous-mêmes.
  • En travaillant avec un typographe très astucieux et très talentueux, nous avions réussi à envoyer des fichiers par le biais d’un modem RTC (qui se souvient encore de la connexion entre le téléphone et le modem?) directement au typographe. Il ajoutait le code typographique et nous pouvions livrer des documents typographiés à nos clients. Quel progrès en matière de lisibilité!
  • Durant les années 80, nous avons utilisé les maquettes et tables lumineuses pour préparer les documents, en particulier les newsletters et les documents marketing. Ce n’est qu’à la décennie suivante que nous avons enfin pu abandonner la machine à cire chaude.

Les années 1990

  • La deuxième décennie a vu un déplacement d’Apple vers le PC. Nous étions parfaitement satisfaits d’Apple, mais la plupart de nos clients travaillaient sur PC. Le logiciel devenait de plus en plus incompatible, surtout pour la production de diaporamas. Je me souviens avoir dû voyager avec un PC et un Macintosh pour pouvoir présenter mes ateliers, parce que j’avais des fichiers qui ne fonctionnaient que sur l’un des deux ordinateurs.
  • Finalement, nous avons capitulé et changé pour une entreprise dominée par le PC. Nous avons dû embaucher une personne à temps plein pour assurer la maintenance des PC, ce dont nous n’avions jamais eu besoin avec les Mac.
  • Les imprimantes laser maintenant omniprésentes, nous pouvions obtenir une meilleure qualité de conception et de présentation. L’inconvénient était le temps que les rédacteurs consacraient à ajuster la mise en page.
  • Ensuite, nous avons transmis toute la mise en forme à un responsable de production. La division du travail prenait forme! Pour la PAO, nous avions un large éventail de solutions. Nous avons été les premiers, dans le Colorado, à utiliser Interleaf. Puis est arrivé Venture Publisher, incroyablement peu onéreux et puissant. Il avait un défaut majeur, cependant. Le système perdait de temps en temps le contenu, comme par exemple les légendes d’illustrations, avec aucun autre moyen pour les récupérer que de les retaper.

Les années 2000

  • Aujourd’hui, nous utilisons une technologie plus complexe que jamais. Nous avons installé plusieurs systèmes de gestion de contenu. Nous en utilisons un pour gérer nos sites Web et les autres pour émuler des environnements clients, pour nous permettre de les aider à résoudre leurs problèmes et de tester les nouvelles fonctionnalités.
  • Notre rédaction s’effectue de plus en plus en XML et DITA, même si, depuis le milieu des années 90, nous n’avons plus conçu aucun manuel. Nous produisons, au format électronique et sur papier, des lettres d’informations, des propositions commerciales, des rapports, de la documentation marketing qui, tous, demandent un très bon design et une facilité de rédaction.
  • Nous avons basculé dans la recherche, l’élaboration de tests et la mise en œuvre de solutions de publication complexes, y compris les développements de XSLT, XSL-FO, CSS et autres, en plusieurs langues. Nous pouvons maintenant combiner texte, illustrations et données issues de bases de données formelles pour produire, en appuyant seulement (la plupart du temps) sur un bouton, des publications complexes Nous expérimentons actuellement les graphiques dynamiques afin de réduire le nombre de mots et augmenter l’utilisabilité  des instructions pour les lecteurs déficients.
  • Nous sommes sérieusement impliqués en tant qu’experts-conseils dans l’avancement de la norme OASIS DITA en tant que président ou tout simplement en tant que participant aux divers comités et sous-comités.
  • Chaque année, nous aidons des centaines de clients à se distancier de la PAO traditionnelle pour basculer vers DITA et la gestion de contenus. Notre objectif est de les aider à trouver des moyens d’augmenter l’efficacité et la productivité et de réduire les coûts tout au long du cycle de développement de l’information.

J’aimerais beaucoup recueillir vos expériences à propos des changements technologiques qui ont facilité ou compliqué votre vie. Il serait intéressant de combiner ces témoignages en un recueil des changements que nous avons vécus ces dernières 30 années.

Lorsque j’ai commencé à travailler dans l’édition, j’avais 9 ans et, en classe de CE2, j’étais le reporter de notre journal scolaire. La 8e année de ma scolarité, j’étais devenue éditeur du journal et je devais apprendre la typographie et la mise en page. Les bandes de composition de code et l’utilisation de cire chaude ont très tôt fait partie de ma formation.

Plus tard, je suis devenue éditrice du journal du lycée et responsable de la photographie et de la mise en page de l’annuaire des étudiants de dernière année. Lorsque j’ai commencé à enseigner l’anglais à l’Université du Texas, j’ai impliqué les étudiants dans fabrication d’un magazine littéraire. Eux aussi ont dû apprendre les notions de base. En matière de technique, le chemin était long, mais je n’ai jamais regretté la formation pratique pour produire un texte lisible et utilisable.

Malgré les changements technologiques que nous avons connus pendant plus 30 ans, le véritable travail de développement de l’information a effectivement très peu changé. Nous devons encore comprendre comment nos utilisateurs travaillent et pensent et comment l’information peut améliorer leur rendement au travail et les rendre plus productifs et plus concluants.

Toute jeune société en 1980, notre tout premier projet de documentation pour ordinateur consistait en la conception de manuels utilisateurs pour un système d’information en milieu hospitalier. Sachant que je n’avais jamais développé de manuel de l’utilisateur auparavant et que je n’avais absolument aucune idée d’en quoi consistait un système d’information hospitalier, j’ai dit au CEO de la société que j’avais besoin de passer du temps pour comprendre les utilisateurs et leur environnement de travail. Ca lui semblait une bonne idée.

Avec le responsable de formation, j’ai passé environ trois mois à visiter les hôpitaux et à observer les personnes qui inscrivaient les patients, se chargeaient de la facturation et sauvegardaient les inscriptions. Nous sommes devenus des experts sur leur façon de travailler et sur les titulaires de chaque poste. Aucune des personnes concernées n’avait, auparavant, travaillé sur ordinateur.

Cette première expérience avec les utilisateurs dans leur environnement constituait un ensemble de rubriques autonomes qui pouvaient être rassemblées dans une variété de documents. Les sujets étaient au format papier, bien entendu, et ils pouvaient être copiés dans des fascicules destinés aux participants de chaque nouvelle classe de formation. Nous avons même fourni, à l’attention des vrais débutants, une introduction sur la façon d’utiliser l’ordinateur. Pour faciliter l’assemblage, nous avons mis à disposition de chaque département de formation une relieuse en plastique. Chaque département assemblait les rubriques, ajoutait l’introduction, développait une page de titre, et le tour était joué—il disposait ainsi de manuels personnalisés.

Mon point de vue est que nous avons commencé, dès le début, à mettre en tête de la liste des besoins, la connaissance du client. Sans connaître le client et son environnement de travail, nous ne pouvions fournir une information utilisable et utile.

En nous focalisant sur le client, nous avons été amenés à développer un des premiers laboratoires d’ergonomie indépendants aux USA. Le seul autre laboratoire était celui de Ginny Redish situé aux American Institutes for Research. Plus tard, nous avons travaillé ensemble pour produire le premier manuel d’analyse des utilisateurs et des tâches destiné au monde professionnel.

Comme on peut le voir, les concepts de base en matière de développement de l’information n’ont que très peu changé, alors que la technique a poursuivi son évolution. De nos jours, nous pouvons produire, plus facilement et moins cher qu’auparavant, des documents de meilleure qualité. Mais la qualité de l’information dépend toujours de notre compréhension des clients et de leur méthode d’apprentissage. Sans cela, nous continuons simplement à enjoliver les spécifications.

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